Totalenergies : analyse et avis sur l’action

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TotalEnergies SE représente l’une des majores pétrolières les plus influentes du marché européen, avec une capitalisation boursière de plus de 140 milliards d’euros. Cette multinationale française, autrefois connue sous le nom de Total, traverse une période de transformation stratégique majeure vers la transition énergétique, tout en maintenant sa position dominante dans les hydrocarbures traditionnels. L’action TotalEnergies suscite un intérêt croissant chez les investisseurs, particulièrement en raison de sa politique de dividendes attractive et de ses investissements massifs dans les énergies renouvelables.

Le groupe affiche des performances financières solides malgré la volatilité des prix du pétrole, avec un chiffre d’affaires de 214,5 milliards de dollars en 2024. Cette résilience s’explique par un modèle d’affaires intégré qui s’étend de l’exploration-production au raffinage-marketing, en passant par le développement croissant d’activités dans le gaz naturel liquéfié et les énergies bas-carbone. Pour les investisseurs cherchant une exposition au secteur énergétique, TotalEnergies présente un profil unique alliant stabilité financière et potentiel de croissance dans la transition énergétique.

Profil financier et fondamentaux de TotalEnergies SE (TTE)

La santé financière de TotalEnergies repose sur des fondamentaux robustes qui distinguent le groupe de nombreux concurrents du secteur. L’entreprise a démontré une capacité remarquable à maintenir sa rentabilité même dans des environnements de prix défavorables, grâce à une discipline opérationnelle stricte et à un portefeuille d’actifs diversifié géographiquement et technologiquement.

Analyse du chiffre d’affaires sectoriel : hydrocarbures, GNL et énergies renouvelables

La répartition sectorielle du chiffre d’affaires de TotalEnergies révèle une transformation progressive mais déterminée. En 2024, le gaz naturel représente 44% des ventes, confirmant la position de leader du groupe sur ce marché en croissance. Cette dominance dans le GNL s’appuie sur des infrastructures mondiales de premier plan et des contrats d’approvisionnement à long terme qui garantissent des revenus stables.

Le pétrole traditionnel compte encore pour 43% du mix énergétique, mais cette proportion diminue régulièrement conformément à la stratégie de décarbonation. L’objectif ambitieux fixé par la direction prévoit une réduction de cette part à seulement 5% d’ici 2050 , au profit des activités bas-carbone qui représentent actuellement 13% des revenus avec un objectif de 75% à l’horizon 2050.

Ratios de valorisation : PER, Price-to-Book et EV/EBITDA comparés aux pairs

L’analyse comparative des multiples de valorisation positionne TotalEnergies favorablement face à ses concurrents internationaux. Avec un PER de 9,3 basé sur les estimations 2025, l’action affiche une décote significative par rapport à Chevron (18,1) et ExxonMobil (16,6), suggérant une sous-évaluation potentielle du marché français.

Groupe PER 2025E EV/EBITDA P/B Ratio
TotalEnergies 9,3 4,4 1,2
Shell 11,7 4,6 1,1
Chevron 18,1 5,9 1,8
ExxonMobil 16,6 7,1 2,1

Cette décote peut s’expliquer par plusieurs facteurs, notamment les préoccupations ESG (Environnementales, Sociales et de Gouvernance) qui affectent particulièrement les investisseurs européens, ainsi que l’exposition géopolitique du groupe dans certaines régions sensibles.

Structure bilancielle et endettement net face aux fluctuations pétrolières

La gestion financière prudente de TotalEnergies se reflète dans une structure bilancielle équilibrée, avec un ratio dette nette/EBITDA maintenu autour de 0,25 – l’un des plus bas du secteur. Cette discipline financière permet au groupe de résister aux chocs externes et de maintenir sa capacité d’investissement même lors de cycles baissiers des matières premières.

Les capitaux propres de 120,26 milliards de dollars offrent une base solide pour financer la transition énergétique, tandis que la dette financière nette reste modérée à environ 11 milliards d’euros. Cette structure conservatrice constitue un avantage concurrentiel majeur dans un secteur cyclique , permettant de saisir les opportunités d’acquisition et d’investissement lors des retournements de marché.

Rendement du dividende et politique de distribution depuis 2020

La politique de dividende de TotalEnergies se distingue par sa prévisibilité et sa progression régulière, avec un rendement actuel de 5,81% qui place l’action parmi les plus attractives du CAC 40. Depuis 2020, le dividende par action est passé de 2,68 euros à 3,22 euros en 2024, illustrant l’engagement de la direction envers la rémunération des actionnaires malgré les investissements massifs dans la transition énergétique.

Le versement trimestriel du dividende offre aux investisseurs un flux de revenus régulier, particulièrement apprécié dans le contexte actuel de taux d’intérêt volatils. Le ratio de distribution d’environ 40% des bénéfices nets assure un équilibre optimal entre rémunération des actionnaires et financement de la croissance future.

Flux de trésorerie libre et CAPEX dans la transition énergétique

La génération de flux de trésorerie libre constitue l’un des points forts de TotalEnergies, avec 30,9 milliards d’euros en 2024 malgré des investissements record de 17,8 milliards d’euros. Cette capacité d’autofinancement permet au groupe de poursuivre sa stratégie de transformation sans recourir à l’endettement excessif ni compromettre la rémunération des actionnaires.

La répartition des investissements révèle l’accélération de la transition : 25% des CAPEX sont désormais alloués aux énergies bas-carbone, contre seulement 15% il y a trois ans. Cette montée en puissance s’accompagne d’une sélectivité accrue dans les projets pétroliers traditionnels , privilégiant les actifs à faible coût et courte durée de retour sur investissement.

Positionnement concurrentiel face à shell, BP et eni

Dans l’échiquier des majores européennes, TotalEnergies occupe une position stratégique unique qui lui confère plusieurs avantages concurrentiels durables. Le groupe français se distingue notamment par son intégration verticale poussée et sa présence géographique équilibrée entre marchés matures et zones de croissance émergentes. Cette diversification géographique constitue un atout majeur face aux défis géopolitiques actuels.

Comparé à Shell, TotalEnergies présente un profil de risque plus modéré avec une exposition moindre aux projets offshore complexes et coûteux. Alors que le groupe néerlandais mise massivement sur l’hydrogène et les biocarburants, TotalEnergies adopte une approche plus pragmatique en privilégiant le gaz naturel comme énergie de transition. Cette stratégie s’avère particulièrement pertinente dans le contexte européen où la sécurité d’approvisionnement énergétique est devenue prioritaire.

Face à BP, qui a engagé une transformation radicale vers les énergies renouvelables parfois au détriment de la rentabilité à court terme, TotalEnergies maintient un équilibre plus prudent entre transition et performance financière. Cette approche « pragmatique » de la transition énergétique séduit les investisseurs institutionnels soucieux de préserver leurs rendements tout en participant à la décarbonation de l’économie.

L’avantage concurrentiel de TotalEnergies face à Eni réside principalement dans sa taille critique et sa capacité financière supérieure. Avec des investissements annuels dépassant les 17 milliards d’euros, le groupe français peut se permettre de diversifier ses paris technologiques et géographiques, réduisant ainsi les risques d’exécution inhérents à la transition énergétique.

La stratégie de TotalEnergies repose sur une diversification énergétique progressive qui préserve la génération de cash-flow tout en construisant les relais de croissance de demain.

Stratégie de transition énergétique et investissements bas-carbone

La transformation de TotalEnergies vers un modèle multi-énergies s’accélère avec des investissements bas-carbone qui représentent désormais plus de 5 milliards d’euros annuels. Cette montée en puissance s’appuie sur une stratégie claire : devenir un leader intégré de l’énergie en combinant excellence opérationnelle dans les hydrocarbures traditionnels et innovation dans les nouvelles énergies.

L’approche adoptée privilégie les synergies industrielles entre activités traditionnelles et nouvelles énergies, permettant d’optimiser les coûts et de réduire les risques d’exécution. Cette stratégie d’intégration se matérialise notamment dans le développement simultané de projets GNL et d’énergies renouvelables sur les mêmes zones géographiques, créant des écosystèmes énergétiques complets.

Portefeuille solaire et éolien : projets seagreen et SunPower

Le développement du portefeuille renouvelable de TotalEnergies s’appuie sur des projets de grande envergure qui démontrent la capacité du groupe à exécuter des infrastructures complexes. Le parc éolien offshore Seagreen en Écosse, avec ses 114 turbines et une capacité de 1,075 GW, illustre parfaitement cette montée en compétences dans les énergies marines.

L’acquisition de SunPower a permis au groupe de se positionner rapidement sur le marché américain du solaire résidentiel et commercial, secteur en forte croissance. Cette transaction stratégique apporte non seulement des capacités de production mais aussi une expertise technologique et commerciale précieuse pour le développement international des activités solaires.

La capacité installée de 26 GW d’énergies renouvelables fin 2024 positionne déjà TotalEnergies parmi les leaders mondiaux du secteur. L’objectif de 100 GW à l’horizon 2030 nécessitera un rythme de développement soutenu de plus de 10 GW par an , défiant les capacités d’exécution du groupe mais offrant un potentiel de création de valeur considérable.

Développement du GNL avec les terminaux cameron et arctic LNG 2

La stratégie GNL de TotalEnergies s’appuie sur une chaîne de valeur intégrée allant de la production à la commercialisation, en passant par la liquéfaction et le transport. Le terminal Cameron aux États-Unis, avec ses trois trains de liquéfaction, génère des cash-flows récurrents significatifs grâce à des contrats d’approvisionnement à long terme indexés sur les prix spot.

Le projet Arctic LNG 2 en Russie, bien que temporairement suspendu en raison du contexte géopolitique, illustrait l’ambition du groupe de sécuriser des ressources gazières à bas coût pour alimenter sa croissance sur ce marché. Cette situation démontre également l’importance de la diversification géographique et la nécessité d’adapter rapidement la stratégie aux évolutions géopolitiques.

La position de TotalEnergies comme troisième acteur mondial du GNL repose sur une combinaison d’actifs amont compétitifs et d’infrastructure de liquéfaction moderne. Cette intégration verticale permet de capturer une part importante de la chaîne de valeur et d’optimiser les marges dans un marché en forte croissance, particulièrement en Asie.

Biocarburants et raffineries : capacités HVO et SAF à grandpuits

La transformation de la raffinerie de Grandpuits en plateforme de bioraffinerie constitue un symbole de la reconversion industrielle engagée par TotalEnergies. Cette installation produira à terme 400 000 tonnes par an d’huile végétale hydrotraitée (HVO) et de carburant aviation durable (SAF), répondant à la demande croissante de carburants décarbonés.

L’investissement de 500 millions d’euros dans cette reconversion illustre la capacité du groupe à réinventer ses actifs traditionnels pour les adapter aux nouvelles exigences environnementales. Cette approche de transformation plutôt que de fermeture préserve l’emploi local tout en créant de nouveaux débouchés commerciaux dans les carburants durables.

La montée en puissance des biocarburants s’inscrit dans une logique de diversification des sources d’approvisionnement et de réduction de l’empreinte carbone du transport. Avec des capacités de production en cours de développement en Europe et aux États-Unis, TotalEnergies ambitionne de devenir un acteur majeur de ce marché en forte expansion réglementaire.

Hydrogène vert et partenariats industriels avec air liquide

Le développement de l’hydrogène vert représente l’un des paris technologiques les plus ambitieux de TotalEnergies pour la décarbonation des industries lourdes. Le partenariat stratégique avec Air Liquide combine l’expertise énergétique du premier avec la maîtrise industrielle des gaz du second, créant des synergies uniques pour le développement de cette filière naissante.

Les projets d’électrolyse en cours de développement en France et en Espagne visent à produire de l’hydrogène vert à grande échelle pour alimenter les raffineries du groupe et les industries locales. Cette stratégie d’intégration verticale permet de sécuriser les débouchés tout en optimisant les coûts de production dans une technologie encore émergente.

L’ambition de TotalEnergies dans l’hydrogène s’étend également aux applications de mobilité lourde, avec des projets pilotes de stations de ravitaillement pour les poids lourds et les transports en commun. Cette diversification des usages de l’hydrogène permet de créer un écosystème complet et de répartir les risques technologiques sur plusieurs segments de marché en développement.

Exposition géopolitique et risques opérationnels

La présence mondiale de TotalEnergies dans plus de 130 pays expose naturellement le groupe à des risques géopolitiques significatifs qui peuvent impacter directement ses opérations et sa performance financière. L’invasion de l’Ukraine par la Russie a notamment contraint le groupe à suspendre ses investissements dans Arctic LNG 2, illustrant la volatilité inhérente aux actifs situés dans des zones géopolitiquement sensibles.

L’exposition africaine du groupe, particulièrement en Angola, au Nigeria et au Mozambique, représente environ 30% de la production totale d’hydrocarbures. Ces régions, bien que stratégiques pour l’approvisionnement énergétique européen, présentent des défis sécuritaires et réglementaires croissants. Les récents développements au Sahel et les tensions en mer Rouge démontrent comment les perturbations géopolitiques peuvent affecter les chaînes d’approvisionnement énergétiques mondiales.

La diversification géographique constitue néanmoins un atout majeur pour atténuer ces risques. Avec des positions solides en Amérique du Nord, au Moyen-Orient et en Europe, TotalEnergies peut réorienter ses investissements et sa production selon l’évolution des contextes locaux. Cette flexibilité stratégique, renforcée par un bilan financier robuste, permet au groupe de naviguer plus efficacement que ses concurrents moins diversifiés dans un environnement géopolitique imprévisible.

Les risques ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) représentent également un défi croissant pour l’acceptabilité sociale et réglementaire des projets. L’opposition aux projets EACOP en Ouganda et aux forages en Arctique illustre comment les préoccupations climatiques peuvent compromettre la viabilité économique de certains investissements, même techniquement rentables.

Analyse technique et niveaux clés de l’action TotalEnergies

L’analyse graphique de l’action TotalEnergies révèle des patterns techniques significatifs qui peuvent guider les décisions d’investissement à court et moyen terme. La volatilité historique de l’action, étroitement corrélée aux fluctuations du cours du pétrole Brent, offre des opportunités d’entrée et de sortie pour les investisseurs attentifs aux signaux techniques.

Support et résistance majeurs sur l’historique 2020-2024

L’analyse des niveaux de support et de résistance sur la période 2020-2024 identifie plusieurs zones techniques cruciales. Le support majeur se situe autour de 45-47 euros, niveau testé avec succès lors des corrections de mars 2020 et octobre 2022. Cette zone correspond également au support de la moyenne mobile 200 jours, renforçant sa significité technique.

La résistance principale s’établit dans la zone 68-72 euros, niveau atteint lors du pic de mars 2022 suite à l’invasion de l’Ukraine. Cette résistance a été confirmée à plusieurs reprises en 2023 et 2024, créant un plafond technique solide. La capacité de l’action à franchir durablement ce niveau constituerait un signal haussier majeur pour une poursuite du mouvement vers les 80-85 euros.

Les niveaux intermédiaires autour de 55-58 euros représentent une zone de consolidation fréquente, offrant souvent des points d’entrée intéressants pour les investisseurs de moyen terme. Cette zone correspond historiquement à la valorisation moyenne du titre sur les cycles pétroliers complets.

Indicateurs RSI, MACD et moyennes mobiles 50/200 jours

L’indice de force relative (RSI) de l’action TotalEnergies évolue actuellement autour de 45, suggérant un potentiel de hausse non épuisé sans être en situation de survente. Cette position neutre du RSI, combinée à une divergence positive observée sur les plus bas récents, indique une possible amélioration de la dynamique technique à court terme.

Le MACD présente une configuration mixte avec une ligne de signal positive mais une tendance de fond encore fragile. Le croisement récent de la ligne MACD au-dessus de sa moyenne mobile suggère un possible retournement de tendance, mais la confirmation nécessitera un passage durable au-dessus de zéro de l’histogramme MACD.

La configuration des moyennes mobiles révèle une situation de consolidation avec la MM50 évoluant proche de la MM200. Cette proximité suggère une phase d’accumulation qui pourrait précéder un mouvement directionnel significatif. Un franchissement décisif de la MM50 au-dessus de la MM200 constituerait un signal d’achat technique classique pour les investisseurs momentum.

Volumes d’échange et corrélation avec le cours du brent

L’analyse des volumes révèle des pics d’intérêt lors des publications de résultats trimestriels et des annonces stratégiques majeures. Les volumes moyens quotidiens d’environ 4 millions de titres assurent une liquidité suffisante pour les investisseurs institutionnels, limitant l’impact des ordres importants sur la formation des prix.

La corrélation avec le cours du Brent reste élevée à 0,75 sur les 12 derniers mois, mais montre des signes de diminution progressive. Cette décorrélation partielle s’explique par la diversification énergétique croissante du groupe et l’émergence de nouveaux drivers de valorisation liés à la transition énergétique. Les investisseurs peuvent ainsi anticiper une moindre sensibilité aux chocs pétroliers ponctuels.

Les patterns de volume lors des mouvements baissiers montrent généralement des volumes décroissants, suggérant un manque de conviction des vendeurs. Inversement, les rebonds s’accompagnent souvent de volumes soutenus, indiquant un intérêt d’achat persistant aux niveaux de valorisation attractifs.

Recommandations d’investissement et objectifs de cours des analystes

Le consensus des analystes sur TotalEnergies demeure largement positif avec 18 recommandations d’achat contre 4 neutres et aucune vente parmi les 22 analystes suivant la valeur. Cette unanimité remarquable reflète la reconnaissance du marché pour la stratégie de transformation du groupe et sa capacité à générer de la valeur dans un environnement énergétique en mutation.

L’objectif de cours moyen ressort à 63 euros, soit un potentiel de hausse d’environ 11% par rapport aux niveaux actuels. Cette cible intègre les perspectives de croissance dans les énergies renouvelables tout en maintenant des hypothèses conservatrices sur les prix des hydrocarbures. Les objectifs les plus optimistes, portés par Goldman Sachs et Bank of America, atteignent 65-67 euros, reflétant une confiance dans l’exécution de la stratégie de transition.

Les révisions récentes d’objectifs de cours montrent une tendance haussière, avec plusieurs relèvements consécutifs suite à l’acquisition d’actifs EPH et aux résultats du troisième trimestre 2024. Cette dynamique positive des révisions constitue généralement un indicateur précurseur de performance boursière selon les études comportementales des marchés financiers.

Pour les investisseurs particuliers, l’action TotalEnergies présente un profil attractif combinant un rendement de dividende élevé de 5,81% et un potentiel d’appréciation du capital lié à la transition énergétique. La stratégie d’investissement programmé (DCA) s’avère particulièrement adaptée pour lisser la volatilité inhérente au secteur énergétique et bénéficier des opportunités de valorisation à long terme.

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