Quels placements offrent un rendement garanti en 2025 ?

# Quels placements offrent un rendement garanti en 2025 ?

La recherche de placements sûrs et performants constitue une préoccupation majeure pour les épargnants français en 2025. Dans un contexte économique marqué par des fluctuations des marchés financiers et une inflation qui reste sous surveillance, vous disposez heureusement d’options fiables pour protéger votre capital tout en obtenant une rémunération stable. Les placements à rendement garanti représentent une solution privilégiée pour sécuriser une partie de votre patrimoine, sans vous exposer aux risques inhérents aux marchés boursiers. Ces produits d’épargne, qu’il s’agisse de livrets réglementés, de comptes à terme ou de fonds euros, offrent une visibilité claire sur la rémunération attendue et constituent un socle solide pour toute stratégie patrimoniale équilibrée.

Livret A et LDDS : taux réglementés et plafonds de versement en 2025

Le Livret A et le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) demeurent les produits d’épargne préférés des Français, avec plus de 55 millions de détenteurs en 2025. Ces livrets réglementés par l’État offrent une combinaison unique de sécurité, de liquidité et d’avantages fiscaux qui en font des outils incontournables pour constituer une épargne de précaution. Leur popularité s’explique notamment par leur accessibilité universelle et la garantie absolue du capital investi, quelle que soit la situation économique.

Évolution du taux du livret A fixé à 2,4% par la banque de france

Depuis février 2025, le taux de rémunération du Livret A et du LDDS s’établit à 2,4% net par an, après avoir connu une période de taux plus élevés en 2023 et 2024. Cette baisse s’inscrit dans le mouvement de normalisation des taux d’intérêt amorcé par la Banque Centrale Européenne. La formule de calcul utilisée par la Banque de France pour déterminer ce taux prend en compte l’inflation constatée et l’évolution des taux interbancaires à court terme. Concrètement, pour un placement de 10 000 euros sur un Livret A, vous percevrez 240 euros d’intérêts bruts sur une année complète. Cette rémunération reste attractive comparée aux comptes courants qui ne rapportent rien, et elle conserve l’avantage considérable d’être entièrement défiscalisée.

Plafonds de dépôt : 22 950€ pour le livret A et 12 000€ pour le LDDS

Les plafonds de versement constituent une caractéristique importante de ces livrets réglementés. Le Livret A autorise des dépôts jusqu’à 22 950 euros pour les particuliers, tandis que le LDDS est plafonné à 12 000 euros. Ces limites peuvent être dépassées uniquement par la capitalisation des intérêts annuels, qui viennent s’ajouter automatiquement au capital. Pour optimiser votre épargne, vous pouvez détenir simultanément un Livret A et un LDDS, ce qui vous permet de placer jusqu’à 34 950 euros au total sur ces supports défiscalisés. Cette stratégie est particulièrement recommandée pour constituer votre épargne de précaution, généralement estimée à trois à six mois de revenus disponibles.

Fiscalité avantageuse : exonération totale d’impôts et de prélèvements sociaux

L’atout majeur du Livret A et du LDDS réside dans leur

exonération totale d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. En pratique, les intérêts générés par ces livrets ne sont pas à déclarer dans votre déclaration annuelle de revenus, ce qui simplifie grandement la gestion fiscale de votre épargne. Autrement dit, le taux de 2,4% affiché est un taux net : chaque euro gagné est intégralement pour vous. Cette caractéristique fait du Livret A et du LDDS des placements particulièrement compétitifs face à d’autres produits d’épargne fiscalisés, dont le rendement réel est diminué par la flat tax de 30%.

Cette absence d’imposition prend tout son sens dans une stratégie de sécurisation de votre capital à court terme. Si vous hésitez entre laisser vos liquidités sur un compte courant non rémunéré ou les transférer sur un support garanti, ces livrets réglementés constituent souvent la première étape. Ils vous permettent de préserver votre pouvoir d’achat, tout en évitant la complexité fiscale parfois associée à d’autres placements à rendement garanti.

Disponibilité immédiate des fonds et absence de frais de gestion

Autre avantage déterminant du Livret A et du LDDS : la disponibilité quasi instantanée des fonds. Vous pouvez effectuer des retraits ou des virements vers votre compte courant à tout moment, sans pénalités ni délai de préavis. Cette liquidité totale en fait des supports idéaux pour votre épargne de précaution, destinée à faire face aux imprévus (réparation de voiture, dépenses de santé, baisse temporaire de revenus, etc.). Contrairement à un compte à terme ou à certaines obligations, vous n’êtes jamais « bloqué » sur une durée minimale.

Par ailleurs, ces livrets ne supportent aucun frais de gestion, ni à l’ouverture, ni à la clôture, ni en cours de vie. La banque se rémunère indirectement en réutilisant une partie de ces dépôts, mais vous ne subissez aucune ponction sur le capital ou sur les intérêts. Pour résumer, si vous recherchez un placement à rendement garanti, totalement liquide, sans frais ni fiscalité, le couple Livret A / LDDS reste la pierre angulaire de toute stratégie d’épargne sécurisée en 2025.

Livret d’épargne populaire (LEP) : rendement bonifié pour revenus modestes

Le Livret d’Épargne Populaire (LEP) constitue, pour les foyers éligibles, le meilleur placement garanti en 2025. Il reprend l’ensemble des atouts des livrets réglementés classiques (sécurité, disponibilité, exonération fiscale) tout en offrant un taux d’intérêt nettement supérieur. Si vos revenus vous permettent d’y accéder, il doit clairement être prioritaire dans la hiérarchie de vos placements sans risque. On peut le voir comme une version « survitaminée » du Livret A, réservée aux contribuables aux revenus modestes.

Taux privilégié de 3,5% maintenu jusqu’en juillet 2025

Depuis le 1er février 2025, le taux du LEP est fixé à 3,5% net par an, et ce niveau est garanti au moins jusqu’en juillet 2025, date de la prochaine révision potentielle. Ce taux bonifié a pour objectif de protéger davantage le pouvoir d’achat des ménages modestes, souvent plus exposés aux effets de l’inflation. À titre de comparaison, placer 10 000 euros sur un LEP pendant un an vous rapporte 350 euros d’intérêts nets, contre 240 euros sur un Livret A à 2,4%.

Dans un environnement où peu de placements sans risque dépassent les 3% nets, ce rendement fait du LEP une véritable opportunité. Bien entendu, le taux peut être ajusté à l’avenir, mais la philosophie de ce livret est de rester systématiquement mieux rémunéré que le Livret A. Si vous vous demandez par où commencer pour optimiser votre épargne sécurisée en 2025, vérifier votre éligibilité au LEP est un réflexe indispensable.

Conditions d’éligibilité : plafonds de revenu fiscal de référence par foyer

L’accès au LEP est conditionné à votre revenu fiscal de référence (RFR), indiqué sur votre dernier avis d’imposition. Les plafonds varient selon la composition du foyer. À titre indicatif, pour l’imposition des revenus 2023, le RFR ne doit pas dépasser un seuil d’environ 22 000 euros pour une personne seule et 32 000 à 33 000 euros pour un couple sans enfant (les montants précis sont révisés régulièrement par l’administration fiscale). Des majorations sont prévues en fonction du nombre de parts supplémentaires (enfants à charge, par exemple).

Concrètement, votre banque vérifiera votre éligibilité en vous demandant votre dernier avis d’imposition. Cette vérification est renouvelée périodiquement pour s’assurer que vous restez dans les limites fixées. Si, au fil des années, vos revenus dépassent les plafonds, la banque pourra être amenée à clôturer votre LEP, mais les intérêts déjà acquis restent définitivement à vous. C’est donc un produit à privilégier tant que vous remplissez les conditions.

Plafond de versement de 10 000€ et règles de cumul avec autres livrets

Le LEP est plafonné à 10 000 euros de versements, hors capitalisation des intérêts. Comme pour le Livret A, ce plafond peut donc être légèrement dépassé avec le temps grâce aux intérêts annuels qui s’ajoutent au capital. Vous ne pouvez détenir qu’un seul LEP par personne, mais chaque membre éligible du foyer peut en ouvrir un. Un couple répondant aux conditions de revenus peut donc placer jusqu’à 20 000 euros sur ce support, hors intérêts.

Le LEP peut être cumulé avec les autres livrets réglementés, notamment le Livret A et le LDDS. L’ordre logique de remplissage consiste généralement à prioriser le LEP, puis à compléter avec le Livret A et enfin le LDDS si vous avez encore des liquidités à placer. Ainsi, vous maximisez la part de votre épargne sécurisée qui bénéficie du meilleur taux garanti, tout en profitant de la même garantie de capital et de la même absence d’imposition.

Ouverture et gestion du LEP auprès des établissements bancaires agréés

L’ouverture d’un LEP se fait dans la plupart des banques de détail, qu’il s’agisse de banques traditionnelles ou de banques en ligne. La procédure est similaire à celle d’un Livret A, à ceci près que vous devez fournir votre avis d’imposition pour prouver votre éligibilité. Certains établissements permettent désormais une ouverture 100% en ligne, avec téléchargement sécurisé de vos justificatifs fiscaux.

La gestion du LEP est ensuite très simple : vous effectuez des versements et des retraits libres, sans frais et sans durée minimale. Les intérêts sont calculés par quinzaine, comme pour les autres livrets réglementés, et versés une fois par an, généralement au 31 décembre. Si vous disposez d’une épargne de précaution importante et que vous êtes éligible, remplir en priorité votre LEP jusqu’à son plafond de 10 000 euros est souvent la stratégie la plus pertinente pour bénéficier d’un rendement garanti élevé en 2025.

Plan d’épargne logement (PEL) : taux contractuels et droits à prêt immobilier

Le Plan d’Épargne Logement (PEL) est un produit d’épargne réglementé à vocation immobilière, qui combine un taux de rémunération contractuel et des droits à un prêt immobilier à taux connu à l’avance. Historiquement très attractif, il a vu son intérêt relatif diminuer avec la baisse des taux d’intérêt, puis remonter partiellement avec la normalisation des marchés. En 2025, le PEL reste un placement à rendement garanti, mais il doit être utilisé avec discernement, notamment en raison de sa fiscalité et de ses contraintes de fonctionnement.

Taux de rémunération des PEL ouverts en 2025 : 2,25% brut

Pour les PEL ouverts à compter du 1er janvier 2025, le taux de rémunération brut est fixé à 2,25% par an. Ce taux est garanti contractuellement pendant toute la durée de vie du plan, ce qui constitue un avantage important si les taux de marché venaient à baisser dans les années à venir. Toutefois, contrairement aux livrets A et LEP, les intérêts du PEL sont fiscalisés dès la première année pour les plans ouverts depuis 2018.

Après application du Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30% (12,8% d’impôt sur le revenu et 17,2% de prélèvements sociaux), le rendement net d’un PEL 2025 ressort autour de 1,57% par an. Ce taux reste inférieur à celui du Livret A (2,4% net) et du LEP (3,5% net), mais il présente l’avantage d’être figé sur une longue période. Le PEL peut donc intéresser les épargnants qui cherchent un rendement garanti stable pour un projet immobilier à moyen terme, à condition d’accepter les contraintes associées.

Prime d’état supprimée depuis 2018 et fiscalité applicable

Les PEL ouvrant droit à une prime d’État sont désormais de l’histoire ancienne : pour les plans ouverts depuis 2018, cette prime a été supprimée. Autrement dit, vous ne bénéficiez plus de ce « bonus » qui venait autrefois améliorer le rendement global de l’épargne. Cette suppression, ajoutée à la fiscalisation dès la première année, a nettement réduit l’attrait du PEL en tant que placement purement rémunérateur.

Sur le plan fiscal, les intérêts sont soumis au PFU de 30% par défaut, mais vous pouvez opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu si celui-ci vous est plus favorable. Dans tous les cas, ils supportent les prélèvements sociaux. En pratique, cela signifie que le taux net que vous percevez dépend de votre situation fiscale globale. Pour de nombreux épargnants, d’autres placements garantis comme les fonds euros bien sélectionnés ou certains comptes à terme peuvent offrir un couple rendement/contraintes plus intéressant.

Durée minimale de détention de quatre ans et pénalités de retrait anticipé

Le PEL est un produit d’épargne relativement contraignant en termes de durée. Il est conçu sur une base minimale de quatre ans : tout retrait avant cette échéance entraîne sa clôture automatique et la remise en cause d’une partie de ses avantages. Avant deux ans, les intérêts peuvent être recalculés au taux, généralement inférieur, du Compte Épargne Logement (CEL), et vous perdez vos droits à prêt. Entre deux et quatre ans, vous conservez en général le taux d’épargne initial, mais vos droits à prêt sont réduits.

Après quatre ans, vous pouvez continuer à alimenter votre PEL jusqu’à dix ans, dans la limite du plafond de 61 200 euros de versements (hors intérêts), ou choisir de le clôturer pour financer votre projet. Cette rigidité le rend nettement moins flexible que les livrets réglementés ou même les fonds euros d’assurance-vie. Avant d’ouvrir un PEL en 2025, il est donc crucial de vérifier que vous êtes prêt à immobiliser une partie de votre épargne sur le moyen terme et que vous avez réellement un projet immobilier à l’horizon.

Compte à terme (CAT) : rémunération fixe négociée avec les banques

Le compte à terme (CAT) est un placement bancaire à capital garanti qui repose sur un principe simple : en échange de l’immobilisation de votre argent pendant une durée déterminée, la banque vous propose un taux d’intérêt fixe connu à l’avance. Contrairement aux livrets à taux variables, ce rendement ne bouge pas, quelle que soit l’évolution des marchés. Le CAT se situe ainsi à mi-chemin entre les livrets et les obligations, en offrant un compromis entre visibilité, sécurité et rendement.

Taux garantis entre 2,5% et 4% selon durée d’immobilisation et établissement

En 2025, les taux proposés sur les comptes à terme varient généralement entre 2,5% et 4% brut par an, en fonction de la durée d’engagement (de quelques mois à plusieurs années) et de l’établissement bancaire. Plus la durée d’immobilisation est longue, plus le taux garanti a tendance à être élevé. Par exemple, un CAT sur 12 mois peut offrir autour de 2,5% à 3%, tandis qu’un CAT sur 36 ou 48 mois peut atteindre des rendements proches de 4% chez certains acteurs très compétitifs.

Il est important de garder à l’esprit que ces taux sont le plus souvent bruts de fiscalité. Après application du PFU de 30%, un compte à terme à 3,5% brut ne rapporte plus que 2,45% net, soit un niveau comparable à un bon fonds euros ou légèrement supérieur au Livret A. Pour optimiser votre rendement garanti, il est donc essentiel de comparer les offres en tenant compte à la fois du taux proposé, de la durée d’immobilisation et de votre propre situation fiscale.

Comparatif des offres : BforBank, distingo by PSA banque et RCI bank

Plusieurs banques en ligne et banques spécialisées dans l’épargne proposent des comptes à terme compétitifs en 2025. Parmi elles, BforBank, Distingo by PSA Banque et RCI Bank (Banque du groupe Renault) se distinguent régulièrement dans les comparatifs. BforBank, par exemple, propose des CAT à partir de quelques milliers d’euros, avec des durées modulables et des taux progressifs selon l’échéance choisie.

Distingo by PSA Banque et RCI Bank, filiales de constructeurs automobiles, cherchent quant à elles à attirer des dépôts pour financer leurs activités de crédit. Elles offrent souvent des conditions attractives sur des durées de 12 à 36 mois. Avant de vous engager, n’hésitez pas à analyser la solidité de l’établissement, les modalités précises d’ouverture (montant minimum, reconduction automatique ou non à l’échéance) et les conditions de sortie anticipée. Une comparaison rigoureuse est indispensable pour trouver le meilleur compte à terme adapté à votre horizon de placement.

Blocage des fonds et conditions de déblocage anticipé avec pénalités

Le principal inconvénient du compte à terme réside dans le blocage des fonds pendant toute la durée convenue. En théorie, vous acceptez de laisser votre argent immobilisé jusqu’à l’échéance, sans possibilité de retrait. En pratique, la plupart des banques prévoient des clauses de déblocage anticipé en cas de besoin, mais ces retraits donnent lieu à des pénalités, souvent sous la forme d’une réduction du taux servi, voire d’une absence totale d’intérêts si la rupture intervient très tôt.

Certains contrats prévoient également un délai de préavis de quelques jours à plusieurs semaines avant la restitution des fonds, ce qui limite la réactivité en cas d’urgence. Avant de souscrire un CAT, il est donc crucial de réserver ce support à une épargne dont vous êtes certain de ne pas avoir besoin pendant la durée choisie. Vous pouvez aussi fractionner votre placement en plusieurs comptes à terme à échéances échelonnées (6 mois, 1 an, 2 ans, etc.) afin de conserver une certaine souplesse, un peu comme les barreaux d’une échelle qui se libèrent progressivement.

Fonds euros des contrats d’assurance-vie : capital garanti et taux servis

Les fonds euros constituent le support sécurisé emblématique des contrats d’assurance-vie et, dans une moindre mesure, des plans d’épargne retraite individuels (PER). Leur promesse est claire : un capital garanti à tout moment (hors frais) et une rémunération annuelle décidée par l’assureur, sans risque de perte en capital. Après une décennie de rendements en baisse, la remontée des taux obligataires a redonné de l’attrait à ces supports en 2023 et 2024, tendance qui se prolonge en 2025.

Performance moyenne des fonds euros en 2024 : entre 2% et 3,5%

En 2024, la performance moyenne des fonds euros « classiques » s’est située autour de 2,5% brut, avec des écarts significatifs selon les contrats. Les meilleurs fonds euros, souvent réservés aux contrats en ligne peu chargés en frais, ont affiché des rendements compris entre 3% et 3,5%, voire davantage pour certains fonds « boostés » soumis à des conditions d’investissement en unités de compte.

En 2025, la plupart des experts anticipent une stabilisation de ces rendements, avec une fourchette probable entre 2% et 3,5% selon la qualité de gestion de l’assureur et la structure du portefeuille obligataire. Si ces taux peuvent sembler modestes comparés à certaines offres de comptes à terme, ils bénéficient de plusieurs atouts : une fiscalité différée grâce au cadre de l’assurance-vie, une grande souplesse de versement et de retrait, et un effet cliquet qui sécurise définitivement les gains année après année.

Mécanisme de garantie du capital et effet cliquet des intérêts acquis

Le fonctionnement d’un fonds euros repose sur deux mécanismes clés : la garantie du capital et l’effet cliquet. La garantie du capital signifie que, quelles que soient les fluctuations des marchés obligataires ou actions dans lesquelles l’assureur investit, la valeur de votre contrat ne peut pas descendre en dessous des sommes que vous avez versées (nettes de frais d’entrée le cas échéant). C’est l’assureur qui assume le risque de gestion et lisse les performances dans le temps.

L’effet cliquet, quant à lui, garantit que les intérêts crédités chaque année sont définitivement acquis. Une fois qu’une performance de, par exemple, 3% a été servie et ajoutée à votre capital, elle ne peut plus être remise en cause, même si les marchés se retournent l’année suivante. Cela revient à monter une marche d’escalier chaque année sans jamais pouvoir redescendre, ce qui apporte une grande visibilité aux épargnants prudents. Pour ceux qui veulent concilier sécurité et rendement raisonnable sur le moyen/long terme, les fonds euros restent une brique essentielle.

Fiscalité avantageuse après huit ans de détention du contrat

Au-delà de la garantie en capital, l’un des principaux atouts de l’assurance-vie réside dans son cadre fiscal. Tant que vous ne retirez pas d’argent (on parle de « rachats »), les intérêts générés par le fonds euros ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2% sont prélevés annuellement sur les gains. Vous profitez ainsi pleinement de l’effet des intérêts composés, sans « frottement fiscal » chaque année.

En cas de rachat, la fiscalité dépend de l’ancienneté de votre contrat. Après huit ans, vous bénéficiez d’un abattement annuel sur les gains retirés de 4 600 euros pour une personne seule et 9 200 euros pour un couple. Au-delà de cet abattement, les intérêts sont taxés à un taux réduit de 7,5% (hors prélèvements sociaux) pour la plupart des épargnants. En d’autres termes, l’assurance-vie permet de transformer un rendement brut de 3% en un rendement net très compétitif à long terme, surtout si vous procédez à des retraits partiels maîtrisés après la 8e année.

Comparaison des rendements : suravenir opportunités 2, garance, spirica alpha

Tous les fonds euros ne se valent pas : certains assureurs se distinguent par des performances historiquement supérieures, grâce à une gestion plus dynamique ou à des frais réduits. Parmi les références souvent citées par les spécialistes, on trouve par exemple Suravenir Opportunités 2, accessible via plusieurs contrats d’assurance-vie en ligne. Ce fonds a régulièrement servi des rendements supérieurs à la moyenne du marché, avec un positionnement davantage diversifié.

Le fonds euros de Garance, acteur mutualiste, est également réputé pour ses performances robustes, tout comme certains fonds « nouvelle génération » comme Spirica Objectif ALPHA (souvent appelé Spirica Alpha), qui acceptent une part plus importante d’actifs risqués pour doper le rendement, tout en conservant la garantie en capital pour l’épargnant. Avant de souscrire, il est toutefois essentiel d’examiner les conditions d’accès (part minimale en unités de compte, plafonds de versement sur le fonds euros, frais du contrat) afin de s’assurer que la solution retenue correspond réellement à vos objectifs de placement garanti en 2025.

Obligations d’état françaises (OAT) : titres de créance à rendement prévisible

Les obligations d’État françaises, et en particulier les Obligations Assimilables du Trésor (OAT), constituent un autre pilier des placements à rendement prévisible. En achetant une OAT, vous prêtez de l’argent à l’État français pour une durée déterminée, en échange du versement d’intérêts réguliers (les coupons) et du remboursement du capital à l’échéance. Ces titres sont considérés comme très sûrs en raison du risque de défaut extrêmement faible de l’État, mais ils ne sont pas totalement dépourvus de risques, notamment si vous les revendez avant terme.

Taux actuariels des OAT à 5 ans et 10 ans émises par l’agence france trésor

En 2025, les taux actuariels des OAT à 5 et 10 ans se situent dans une fourchette d’environ 2,5% à 3,2% selon les conditions de marché. À titre indicatif, une OAT à 5 ans peut offrir un rendement actuariel proche de 2,7%, tandis qu’une OAT à 10 ans peut se négocier autour de 3% à 3,1%. Ces niveaux restent attractifs pour un émetteur considéré comme l’un des plus sûrs de la zone euro, surtout comparés aux livrets réglementés.

Ces titres sont émis et gérés par l’Agence France Trésor, qui pilote la dette publique française. Vous pouvez y accéder via un compte-titres ordinaire dans votre banque ou votre courtier en ligne, soit en souscrivant lors des émissions primaires (plus rare pour les particuliers), soit en les achetant sur le marché secondaire. Si vous conservez l’obligation jusqu’à son échéance, vous connaissez à l’avance la rémunération totale que vous percevrez (coupons + remboursement du nominal), sous réserve que l’État honore ses engagements.

Risque de taux et valorisation en cas de cession avant échéance

Le principal risque associé aux OAT ne réside pas dans le défaut de l’État français, très improbable, mais dans l’évolution des taux d’intérêt. Ce que l’on appelle le risque de taux se traduit ainsi : si les taux du marché montent après votre achat, la valeur de votre obligation baisse, car les nouveaux investisseurs peuvent obtenir des titres plus rémunérateurs. À l’inverse, si les taux baissent, la valeur de votre OAT augmente. Ce mécanisme explique que le prix d’une obligation puisse varier au fil du temps, même si le coupon reste fixe.

Concrètement, si vous conservez votre OAT jusqu’à l’échéance, ces fluctuations de prix intermédiaires ne vous impactent pas : vous récupérez le nominal prévu et vous avez perçu l’ensemble des coupons. En revanche, si vous revendez votre obligation avant terme, vous pouvez subir une moins-value (ou réaliser une plus-value) selon le niveau des taux au moment de la cession. C’est un peu comme revendre un appartement avant la fin d’un prêt immobilier : la valeur de marché peut avoir évolué à la hausse ou à la baisse, indépendamment des loyers encaissés.

Imposition des coupons via prélèvement forfaitaire unique de 30%

Les coupons versés par les OAT sont considérés comme des revenus de capitaux mobiliers. À ce titre, ils sont soumis, par défaut, au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30%, qui regroupe 12,8% d’impôt sur le revenu et 17,2% de prélèvements sociaux. Vous pouvez, là encore, opter pour l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu si cela est plus avantageux pour vous, mais les prélèvements sociaux restent dus dans tous les cas.

Les éventuelles plus-values réalisées lors de la revente d’une OAT avant échéance sont également taxées au PFU de 30% (ou, sur option, au barème progressif). Autrement dit, le rendement net d’une obligation d’État dépendra non seulement du taux facial et de la durée de détention, mais aussi de votre fiscalité personnelle. Pour un investisseur imposé à un taux marginal élevé, il peut être judicieux de loger ces titres via des enveloppes fiscalement avantageuses lorsque c’est possible (assurance-vie, par exemple, via des fonds obligataires), plutôt que de les détenir en direct sur un compte-titres ordinaire.

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